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Appeler à la vérité avec sagesse
M. Fethullah Gülen · Sermon du vendredi · 28 février 1975 · Troisième sermon de la série « Les Preuves du Tawhid »
Allah a créé l'homme pour qu'il voie Son art dans l'univers, L'applaudisse et L'adore ; et les prophètes expliquent aux hommes le sens de l'univers et d'eux-mêmes. Dans ce sermon, Hocaefendi explique ce que veut dire le verset « Appelle à la voie de ton Seigneur avec sagesse », et montre, par l'histoire de deux grands chefs, Khalid ibn al-Walid et Amr ibn al-As, devenus musulmans, comment des cœurs durs comme la pierre ont fondu devant le Messager d'Allah qui parlait avec sagesse.
Cet article suit la vidéo ci-dessus, section par section. Le récit est celui du sermon ; les tableaux, les échos de la Risale-i Nur et les notes de sources se trouvent dans des encadrés dépliables. Dans la vidéo, les bandeaux dorés au bas de l'écran montrent les passages correspondants de la Risale-i Nur, et les bandeaux bleus les notes de sources et de vocabulaire.
I — Le but de la création
Pourquoi l'homme a-t-il été créé ?
Le sermon s'ouvre sur cette phrase : Allah a créé les hommes « pour qu'ils contemplent les finesses de Son art, L'applaudissent, et pour donner un sens à leur contemplation ». Pour que les hommes connaissent l'univers, y comprennent Allah et le sens qui tient à la connaissance d'Allah, et qu'ils L'adorent.
Comme l'œil de l'homme ne pouvait voir la plupart des subtilités de l'univers ni son intelligence saisir tant de vérités, Allah a eu pitié, Il a fait grâce : Allah, qui se montre dans l'univers par Ses noms Rahman et Rahim, a envoyé Son Prophète Muhammad (paix et bénédictions sur lui), « extrêmement bon et miséricordieux envers les croyants » (At-Tawba 9:128), comme les prophètes semblables à lui, pour expliquer aux hommes le sens de l'univers.
📖 Trois buts
| Contemplation | Voir les finesses de l'art. |
| Applaudissement | Apprécier ce que l'on voit et lui donner un sens. |
| Adoration | Connaître Allah dans l'univers et devenir Son serviteur. |
📖 Son écho dans la Risale-i Nur · Le but de la création
Bediüzzaman énumère les mêmes devoirs ainsi : « Ils ont accompli le devoir de proclamer la grandeur d'Allah et de Le glorifier, à la place de ceux qui contemplent les beautés de la souveraineté de la Seigneurie. Ils ont accompli le devoir de Le déclarer saint et de Le louer, à la place de ceux qui proclament les merveilles des manifestations des Noms sacrés » (Nur'un İlk Kapısı [La Première Porte de Nur]). Les mots « applaudir » et « contemplation » du prédicateur sont l'expression, en langage de tous les jours, de ce devoir de contemplation et de proclamation.
II — La voie que montre le Prophète
La voie conforme à la nature, la voie qui lui est contraire
« Les prophètes expliquent à l'homme le sens de l'univers, le sens de l'homme. Ils s'efforcent de montrer aux hommes la voie qui mène à Allah. » Si l'homme n'emprunte pas la voie indiquée par les prophètes, la voie d'Allah, il a pris un chemin contraire à sa création, à sa nature ; on appelle cet homme un égaré.
S'il entre dans la voie que le prophète a indiquée, qui mène à sa guidance, il a emprunté une voie conforme à l'agrément d'Allah, conforme au but dans lequel Allah a créé l'univers.
📖 Deux voies
| S'il n'y entre pas | Il s'est écarté vers un chemin contraire à sa nature. |
| S'il y entre | Il a pris la voie conforme à l'agrément d'Allah et au but de la création. |
III — L'appel par la sagesse
« Appelle à la voie de ton Seigneur avec sagesse »
Le Coran ordonne aux prophètes et à Son Prophète d'être un moyen vers Sa voie, vers la rectitude et la guidance : « Appelle les gens à la voie d'Allah avec sagesse et de belles exhortations sensées » (An-Nahl 16:125, traduction de Suat Yıldırım). Quelle est la voie d'Allah ? Comprendre, dans la création de l'univers, le dessein d'Allah ; saisir la grandeur d'Allah ; plier devant cette grandeur, se prosterner, avouer sa servitude.
Et appeler avec sagesse, c'est ceci : expliquer aux hommes le but de leur création, expliquer le sens de l'univers, montrer les bienfaits et les avantages dans les choses, expliquer l'intérieur des choses, expliquer le sens du mouvement de l'atome aux systèmes ; et leur enseigner tout cela selon leurs aptitudes, leurs capacités, leur niveau de connaissance. Le Noble Messager a transmis la vérité à ses contemporains à leur niveau de compréhension ; « En vérité, il a accompli sa mission de façon à contenter tous les cœurs. » Ici le prédicateur invoque : qu'Allah élève la Station digne de louange, qu'Il élargisse le cercle de l'intercession et qu'Il nous rende aussi dignes de son intercession. (Station digne de louange, Maqam Mahmoud : la station louée promise à notre Prophète, la station de la grande intercession ; Al-Isra 17:79.)
📖 Les quatre étapes de l'appel par la sagesse
| But | Expliquer le sens de la création et de l'univers. |
| Bienfait | Montrer les bienfaits et les avantages dans les choses, et leur intérieur. |
| Mouvement | Expliquer le sens du mouvement de l'atome aux systèmes. |
| Niveau | L'enseigner selon l'aptitude, la capacité et le niveau de connaissance. |
IV — Des cercles de lumière
Que de glaces ont fondu, que de rochers sont devenus prairie
Le Messager d'Allah expliqua le Coran comme le Coran le veut, et en très peu de temps des cercles de lumière se formèrent autour de lui ; le grand halo s'élargissait un peu plus chaque jour. Le prédicateur rappelle le distique de Nâbî : « Le halo n'est pas une chaire de prédicateur dans la mosquée ; la lune y commente le verset de lumière à la foule des étoiles. » Il n'est pas une lune qui s'entoure d'un halo ; il est un prédicateur qui expose les vérités aux hommes, étoile par étoile. Dans ses propres termes : « Ashabi ka'n-nujum », mes Compagnons sont comme les étoiles.
« Que de glaces ont fondu ! Que de rochers durs ont fondu, devenus terre. Et que d'autres sont devenus prairie. Ils se mirent à servir de pots aux roses et aux fleurs. » Le fils d'Abou Jahl (Ikrima) avait lui aussi le cœur plein de rancune et de haine, un roc dur comme la pierre ; devant le Messager d'Allah, de la bouche duquel coulait la sagesse, il fondit aussi, il devint lui aussi une prairie.
📖 La fonte
| Glace | Que de glaces ont fondu ! |
| Rocher | Que de rochers durs ont fondu, devenus terre. |
| Prairie | Ils se mirent à servir de pots aux roses et aux fleurs. |
📖 Son écho dans la Risale-i Nur · Des cercles de lumière
Bediüzzaman décrit le même tableau ainsi : « Dans cette vaste péninsule, parmi des peuples divers, sauvages, attachés à leurs coutumes avec fanatisme et obstinés, comme il a vite arraché et rejeté d'un seul coup leurs coutumes et leurs mœurs mauvaises et sauvages, les a équipés de toutes les belles mœurs, et en a fait les maîtres du monde entier et les professeurs des nations civilisées ! Regarde : ce n'est pas une simple domination extérieure ; c'est qu'il conquiert et soumet les intelligences, les esprits, les cœurs et les âmes » (Les Paroles [Sözler], Dix-neuvième Parole, Septième Rayon).
V — Deux chefs ; Amr en Abyssinie
« Comment te livrerais-je son envoyé ? »
Parmi ceux qui résistaient au Messager d'Allah, tenaient bon, fermaient l'oreille et le cœur à la sagesse, il y avait Khalid ibn al-Walid, homme rare de l'islam, et un autre, Amr ibn al-As, grand politique. Après Houdaybiya, tous deux avaient fondu ; l'éclair avait depuis longtemps jailli dans leur esprit, mais l'entêtement restait l'entêtement.
Des années plus tôt, Amr ibn al-As était allé en Abyssinie et y avait vu Amr ibn Umayya (qu'Allah soit satisfait de lui), l'envoyé du Messager d'Allah. Il le raconte lui-même : « Permets-le-moi, ô glorieux souverain, que je frappe la tête de ce partisan du Sabéen. » Le Négus leva la main et le frappa si fort au nez que son cœur lui monta à la bouche. « Un prophète qui annonce ce que Moïse a annoncé. Un prophète qui est la bonne nouvelle de Jésus. Un prophète qui est le Maître de l'univers. Un prophète en qui j'ai cru. Comment te livrerais-je son envoyé ? » « Glorieux souverain, crois-tu en lui ? » « Je crois en lui. » Chez Ibn Ishaq, Amr dit : « Là, j'ai tendu la main et prêté allégeance au roi. » L'éclair de lumière avait depuis longtemps jailli dans l'esprit d'Amr.
📖 La scène d'Abyssinie
| La demande d'Amr | La permission de trancher la nuque de l'envoyé. |
| La réponse du Négus | « J'ai cru en lui ; comment livrerais-je son envoyé ? » |
| Le résultat | Amr prête allégeance de la main du Négus. |
📖 Note sur les sources · Deux chefs ; Amr en Abyssinie
Sources du récit : Ibn Hisham, as-Sira 2/277-278 ; al-Waqidi, al-Maghazi 2/744-746 ; al-Bayhaqi, Dala'il an-Nubuwwa 4/345-352 ; Ibn Kathir, al-Bidaya wa'n-Nihaya 6/399-407. « Sabéen » : le nom que les polythéistes de La Mecque donnaient à notre Prophète, au sens de « celui qui s'est détourné de la religion de ses ancêtres ».
VI — L'état de Khalid
« Comment un homme sensé comme Khalid peut-il rester polythéiste ? »
Khalid raconte sa position à Houdaybiya : « Pendant que le Messager d'Allah concluait l'accord, j'avais de nouveau décidé avec mes cavaliers intrépides une attaque par l'arrière. Il se leva, ils se mirent en prière, firent la prière de la peur. Une partie de l'armée était face à nous, une autre priait en groupe. On ne me permit pas d'attaquer. » Après l'accord, il ne savait plus que faire : « Jusque-là, cinq ou six ans durant, j'avais tiré un rideau sur le soleil, fermé les yeux, bouché les oreilles. Irais-je en Abyssinie ? Ou irais-je en Syrie ? Émigrerais-je ailleurs ? Le sommeil me fuyait. »
Son frère Walid ibn al-Walid était devenu musulman avant lui et lui écrivit une lettre : pendant le pèlerinage de rattrapage, le Messager d'Allah avait dit : « Comment un homme sensé comme Khalid peut-il rester polythéiste ? Ne devrait-il pas rejoindre ce cercle ? Ne devrait-il pas prendre place parmi mes messagers ? » Khalid : « Quand j'ai entendu cela, j'ai eu l'impression que le monde m'était offert. J'en avais assez d'aller chaque jour à la taverne. J'en avais assez de faire les choses de l'incroyance. J'en avais assez de ne jamais me prosterner, de ne pas invoquer Allah ; la rouille de mon cœur et de ma conscience me rongeait. »
📖 Les trois étapes de Khalid
| Houdaybiya | Il guette l'occasion d'attaquer par l'arrière ; la prière de la peur lui lie les mains. |
| Désarroi | L'Abyssinie ou la Syrie ? Le sommeil le fuit. |
| La lettre | Quand la parole du Messager d'Allah lui parvient : « j'ai eu l'impression que le monde m'était offert. » |
VII — Un compagnon de route et le voyage de nuit
« J'y vais, mais comment partir seul ? »
Khalid chercha un compagnon de route. Safwan ibn Umayya s'obstina : « Par Allah, même si je reste seul, je ne croirai pas en lui. » Khalid lui dit : « Le monde se défait. Peu à peu le monde lui accordera sa considération. » Le grand chef avait vu ces jours-là ; il avait comme vu les deux tiers du globe passer sous sa souveraineté. Safwan allait lui aussi suivre : à la conquête de La Mecque, il plia lui aussi le genou et dit : « Me voici, ô Messager d'Allah. » Ikrima ne dit rien d'autre que les paroles de Safwan. Enfin Khalid alla trouver Talha ibn Uthman : « Soit, je viens. »
Ils avançaient dans l'obscurité de la nuit, sans être vus de personne : et s'ils nous devançaient, et s'ils nous arrêtaient, et si, avant de l'atteindre, avant de goûter l'instant de l'union, la mort venait nous saisir ? Dans une vallée, ils dressèrent leurs tentes et se mirent à attendre. Ici le prédicateur rappelle : le Messager d'Allah aussi était sorti un jour en secret de ces vallées, par une nuit aussi noire, par crainte de Khalid et d'Amr ibn al-As. Quelques années plus tard, eux le suivaient, dans le même état d'âme, traversant en silence ces vallées désertes.
📖 Chez qui est-il allé ?
| Safwan | « Même si je reste seul, je ne croirai pas. » (À la conquête, il devient musulman lui aussi.) |
| Ikrima | Ne dit rien d'autre que les paroles de Safwan. |
| Uthman ibn Talha | « Soit, je viens. » |
📖 Note sur les sources · Un compagnon de route et le voyage de nuit
Ici le prédicateur dit « Talha ibn Uthman » ; dans les sources, l'homme qui est allé à Médine avec Khalid et Amr est Uthman ibn Talha (des Banu Abd ad-Dar, qui portaient la clé de la Kaaba ; son père Talha ibn Abi Talha était mort à Uhud). Voir Ibn Hisham, as-Sira 2/278 ; adh-Dhahabi, Siyar A'lam an-Nubala 3/10. Dans la vidéo, la parole du prédicateur est conservée telle quelle, et une note s'affiche à l'écran.
VIII — Deux chefs la même nuit
« Ça alors ! C'est pour cela que je suis sorti »
La même nuit, dans la même indécision, Amr ibn al-As sortait lui aussi de chez lui : « Moi aussi j'en ai assez de cette incroyance. De cette absence de prière. Je suis las et excédé de l'absence d'Allah dans mon cœur. Que j'aille à Médine y trouver l'apaisement. » Il sortit d'une autre vallée sombre. Amr raconte : « Voyant la silhouette de loin, je me dis : “Malheur, je suis pris !” Quand je m'approchai peu à peu, je me trouvai face à face avec Khalid ibn al-Walid. C'était mon compagnon de combat. À Badr nous nous étions dressés ensemble contre le Messager d'Allah ; à Uhud ensemble nous l'avions frappé par-derrière ; au Fossé nous étions ensemble ; à Houdaybiya nous jouions ensemble le même jeu. »
« Où vas-tu ainsi, ô Khalid ? » « Nulle part, je suis sorti me promener. Et toi ? » « Moi aussi, je me promenais. » Le prédicateur ajoute : « L'homme errant, qui ne croit pas en Allah, se promène ; il ne fait que se promener, et se promener pour rien. » Puis ils s'ouvrent l'un à l'autre : « J'en ai assez, ô Khalid, assez de vivre dans l'incroyance. Que j'aille suivre le Messager d'Allah ; que j'aille dire “Lâ ilâha illallah, Muhammadun Rasulullah”, le remède des cœurs. » « Ça alors ! C'est pour cela que je suis sorti. J'allais moi aussi de ce côté. » Les deux chefs s'étreignent, versent des larmes sur leurs épaules et poursuivent main dans la main le voyage vers l'éternité.
📖 Des années ensemble
| Badr, Uhud, le Fossé | Épaule contre épaule face au Messager d'Allah. |
| Houdaybiya | Ils jouent ensemble le même jeu. |
| Cette nuit-là | Sur la même route, vers Médine, main dans la main. |
IX — Médine et Sayfullah
« J'avais l'impression d'être entré au Paradis »
Celui qui lie le ciel et la terre l'un à l'autre et rive solidement l'Orient à l'Occident, Allah, avait envoyé Son ange et avait déjà tout annoncé au Messager d'Allah. Khalid est accueilli de loin : « Le Messager d'Allah t'attend. » « Nous fîmes halte à Aqaba. Puis nous allâmes à Médine et nous entrâmes en présence du Messager. Le Noble Messager nous accueillit le visage radieux. À peine assis devant lui (qu'Allah fasse aussi dire Allah à mon propre moi), je dis : “Ashhadu an lâ ilâha illallah wa ashhadu anna Muhammadan abduhu wa rasuluh.” J'avais l'impression d'être entré au Paradis. »
« Mais j'avais un chagrin au fond de moi. » Ni Amr ni Khalid ne pouvaient lever le visage pour le regarder. Amr : « Ô Messager d'Allah, je t'ai fait tant de tort. Je n'ai pas la force de te regarder. Demande pardon pour moi. » Khalid dit la même chose. Le Messager d'Allah leva les mains : « Allahumma ighfir li-Khalid ibn al-Walid », « Ô Allah, pardonne à Khalid ibn al-Walid. » Dès ce jour, le Messager d'Allah le chargea d'être une épée posée sur la nuque de l'incroyance et l'appela « Sayfullah ». Les armées fondaient devant lui, les pierres fondaient ; le nom d'Allah, devenu bannière sur l'épaule, était promené aux horizons et montré dans l'univers par Khalid et par Amr ibn al-As.
📖 À Médine
| La profession de foi | À peine assis en Sa présence, la Shahada. |
| Le pardon | « Ô Allah, pardonne à Khalid ibn al-Walid. » |
| Sayfullah | L'Épée d'Allah ; le nom d'Allah fut promené aux horizons par lui. |
📖 Son écho dans la Risale-i Nur · Médine et Sayfullah
Bediüzzaman cite les deux mêmes noms avec le Traité de Houdaybiya : « Comme Khalid ibn al-Walid, un génie de la guerre, et Amr ibn al-As, un génie de la politique, des hommes qui n'acceptaient pas la défaite : après que l'épée coranique, qui montra sa manifestation dans le Traité de Houdaybiya, les eut vaincus, et qu'ils eurent incliné la nuque dans une soumission totale à l'islam dans Médine l'illuminée, Khalid prit la forme d'un Sayfullah et devint une épée des conquêtes de l'islam » (Les Lueurs [Lem'alar], Septième Lueur).
📖 Note sur les sources · Médine et Sayfullah
L'invocation sous sa forme complète dans la source : «اللهم اغفر لخالد بن الوليد كل ما أوضع فيه من صد عن سبيلك» (Ô Allah, pardonne à Khalid ibn al-Walid tout ce à quoi il s'est précipité pour détourner les gens de Ta voie). La demande de Khalid figure aussi dans la source : « Tu m'as vu me dresser contre la vérité par entêtement dans ces batailles ; demande à Allah de me pardonner cela. » Notre Prophète dit d'abord : « L'islam efface ce qui l'a précédé. » Voir al-Bayhaqi, Dala'il an-Nubuwwa 4/349-352 ; Ibn Kathir, al-Bidaya 6/407.
X — Explique avec sagesse
Toute chose se prosternera
« Oui, explique avec sagesse la vérité, explique avec sagesse le Coran. Explique le Prophète Muhammad, la sagesse sur sa langue se montrant en étincelles de diamant et de perle, en brillants. Les glaces fondront, les montagnes fondront, les pierres fondront ; toute chose et tout être se joindra au grondement de l'univers. Tous diront “Lâ ilâha illallah, Muhammadun Rasulullah” » et le secret du verset « Rien qui ne Le glorifie par la louange » (Al-Isra 17:44) sera compris. « Tout, devant la majesté d'Allah, se prosternera. Pourvu que tu expliques pleinement. »
Le sermon s'achève sur une invocation : que le Tout-Puissant, pour les cœurs déchirés par l'égarement, l'incroyance, la révolte et le vice, fendus, devenus inutiles, pour l'humanité éprouvée du XXe siècle et surtout ses musulmans éprouvés, leur fasse boire cet esprit au fond du cœur et les en comble ; qu'Il apaise leurs cœurs ; et devant les vérités de la foi qu'ils ont entendues, qu'Il les élève par l'ardeur à embrasser la foi, à la communiquer aux autres, à la transmettre aux autres. Puis sont récités la formule de clôture du sermon et Al-A'raf 7:204 : « Quand le Coran est récité, écoutez-le aussitôt, et faites silence, afin qu'il vous soit fait miséricorde. »
📖 L'invocation
| Ishrab et ishba | Qu'Il fasse boire cet esprit aux cœurs et les en comble. |
| Apaisement | Qu'Il donne la paix aux cœurs. |
| Serfiraz | Qu'Il les élève par l'ardeur à communiquer la foi et à la transmettre. |
📖 Note sur les sources · Explique avec sagesse
Mots : tarraka, son fort et retentissant, grondement ; dem tutmak, accompagner un son, une mélodie ; ishrab, faire boire, faire pénétrer ; ishba, rassasier ; serfiraz, la tête haute, honoré. « Tarraka » figure aussi dans la Risale-i Nur : « le retentissement de cette grande révolution » (Les Paroles).
XI — La fabrication de la vidéo
Le son est original, les images sont dessinées en code
Le son est l'enregistrement original du sermon du 28 février 1975 (Çınar Media) ; il n'a pas été modifié. Les récitations arabes apparaissent à l'écran en caractères arabes, et leur sens est donné dans les sous-titres. La transcription a été produite avec Whisper, et les passages douteux ont été corrigés un à un en écoutant l'enregistrement.
Les images sont des diapositives animées dessinées en code avec l'intelligence artificielle (Anthropic Claude) : cercles de lumière, glaces qui fondent et fleurs qui s'ouvrent, route de La Mecque à l'Abyssinie, rangs de la prière de la peur, tente dans une vallée de nuit, deux routes qui se rejoignent, Sayfullah. Les bandeaux dorés au bas de l'écran donnent l'écho dans la Risale-i Nur, et les bandeaux bleus les notes de sources et de vocabulaire ; ce ne sont pas les paroles du prédicateur. Les sous-titres existent en sept langues.
📖 Dans la vidéo
| Bandeau doré | L'écho dans la Risale-i Nur (Bediüzzaman Said Nursî). |
| Bandeau bleu | Sources de la Sira et notes de vocabulaire. |
📖 Son écho dans la Risale-i Nur · La fabrication de la vidéo
Les principaux points de rencontre du sermon avec la Risale-i Nur : Nur'un İlk Kapısı [La Première Porte de Nur] (le devoir de contemplation et de proclamation) ; Les Paroles [Sözler], Dix-neuvième Parole, Septième Rayon (la conquête du cœur des peuples sauvages) ; Les Lueurs [Lem'alar], Septième Lueur (Khalid ibn al-Walid et Amr ibn al-As ; Sayfullah).
Notions
📖 Les notions présentes dans le sermon
Dekâik-i san'at : Les finesses de l'art.
Hikmet : La parole juste et mesurée, dite en connaissant le but et l'intérieur des choses.
Makâm-ı mahmûd : La station louée promise à notre Prophète, la station de la grande intercession (Al-Isra 17:79).
Ashâbî ke'n-nücûm : « Mes Compagnons sont comme les étoiles. »
Çemenzâr : Prairie, étendue d'herbe verte.
Havf namazı : La prière accomplie à tour de rôle, l'armée divisée, face à l'ennemi.
Kazâ haccı : L'accomplissement, l'année suivante, de la omra qui n'avait pu être faite à Houdaybiya.
Dilgîr : Le cœur brisé, affligé.
Seyfullah : L'Épée d'Allah ; le surnom de Khalid ibn al-Walid.
Tarraka : Son fort et retentissant, grondement.
Sources
📖 Les sources du sermon
Enregistrement audio : Çınar Media (YouTube)
Versets : At-Tawba 9:128 · An-Nahl 16:125 · Al-Isra 17:44 · Al-A'raf 7:204
Sira : Ibn Hisham, as-Sira 2/277-278 · al-Waqidi, al-Maghazi 2/744-746 · al-Bayhaqi, Dala'il an-Nubuwwa 4/345-352 · Ibn Kathir, al-Bidaya wa'n-Nihaya 6/399-407 · adh-Dhahabi, Siyar A'lam an-Nubala 3/10
Risale-i Nur : Les Lueurs (Septième Lueur) · Les Paroles (Dix-neuvième Parole) · Nur'un İlk Kapısı