La preuve par la Science et la Volonté

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La preuve par la Science et la Volonté

M. Fethullah Gülen · Sermon · 28 février 1975 · Troisième sermon de la série « Les Preuves du Tawhid »

Au cours précédent, il avait été dit que la matière n'est pas éternelle et que, par conséquent, l'Éternel et le Permanent, c'est Allah. Dans ce cours, Hocaefendi va un pas plus loin : toute œuvre dans l'univers exige une science et une volonté. La mosquée, l'accident de voiture, l'imprimerie, l'armée de quarante mille hommes, les quarante mille atomes d'une protéine, l'aveugle assis dans sa cabane et la distance qui nous sépare du soleil... Tous nous amènent à poser la même question : cela peut-il se produire par hasard ?

Cet article suit la vidéo ci-dessus, section par section. Le récit est celui du sermon ; les tableaux, les correspondances dans le Risale-i Nur et les notes de sources se trouvent dans des encadrés dépliables. Dans la vidéo, les bandeaux dorés en bas de l'écran signalent les passages correspondants du Risale-i Nur, et les bandeaux bleus donnent la valeur actuelle des chiffres cités en 1975.

I — Le verset du sermon

« Adorez votre Seigneur »

Le sermon s'ouvre par la basmala et les versets 21-22 de la sourate Al-Baqara. Dans la traduction de Suat Yıldırım : « Ô hommes ! Adorez votre Seigneur, qui vous a créés, vous et ceux qui vous ont précédés. Ainsi vous pourrez espérer être préservés de tout mal. Ce Seigneur qui fit de la terre une couche, et du ciel une voûte, qui fit tomber la pluie du ciel et en tira pour vous des fruits variés pour votre subsistance. Vous qui savez la vérité, ne Lui donnez donc pas d'égaux ! » (Sourate Al-Baqara 2:21-22)

Hocaefendi fait de la mention de la terre comme « couche » et comme « table » la clé du cours : Allah a étalé l'univers devant nous comme un livre, pour que nous le méditions ; goûter à Ses bienfaits, dès lors que c'est fait pour Allah, est déjà une adoration.

📖 Les deux ailes du verset
L'ordre d'adorerAdorez votre Seigneur, qui vous a créés, vous et ceux qui vous ont précédés.
La couche et la voûteC'est Lui qui a fait de la terre une couche et du ciel un édifice, qui fait descendre l'eau du ciel et en tire votre subsistance. Ne Lui donnez donc pas d'égaux.
📖 Dans le Risale-i Nur · Le verset du sermon

Bediüzzaman a lui aussi commenté ce verset : « فِرَاشًا : Il a étendu la terre pour qu'elle soit une mâ'ida, c'est-à-dire une table servie » et « La gratitude, elle, n'est autre que l'adoration » (İşârâtü'l-İ'câz (Les Signes de l'inimitabilité), commentaire d'Al-Baqara 2:21-22). Les phrases du prédicateur, « Celui qui les pose devant nous comme une table avec Ses bienfaits » et « s'il y goûte et rend grâce, cela entre dans le rang de l'adoration », parlent la langue même de ce commentaire.

II — L'univers est un livre

Qui ne le lit pas reste en arrière

« Allah nous a présenté l'univers comme un livre, afin que nous le méditions. » Puisqu'Allah n'écrirait pas un livre qui ne serait ni médité ni étudié, ceux qui ne lisent pas ce livre, ceux qui ne saisissent pas la sagesse de sa création, sont en retard, ce sont eux les rétrogrades.

La mesure de Hocaefendi est nette : se promener dans la rue, sentir une fleur, goûter un fruit, entre dans le rang de l'adoration entre les mains de celui qui y goûte et rend grâce à son Créateur. Celui qui en tire leçon passe de classe ; il gagne en valeur aux yeux d'Allah.

📖 Comment lire le livre de l'univers ?
Comme un jardinAllah a déployé l'univers sous nos yeux comme un jardin ; il caresse nos regards de ses couleurs et de ses nuances.
Comme une tableIl a posé Ses bienfaits devant nous pour que nous y goûtions, que notre appétit s'ouvre et que s'éveille notre désir des bienfaits de l'au-delà.
Comme un livreIl nous a été présenté pour que nous le méditions ; qui ne le lit pas, qui n'en saisit pas la sagesse, reste en arrière.
📖 Dans le Risale-i Nur · L'univers est un livre

« Le livre de l'univers » est la comparaison fondatrice du Risale-i Nur : les êtres sont « autant de lettres de l'Éternel Absolu (Samed) », l'univers est « un grand livre », et son but est la méditation (expressions de Sözler (Les Paroles), Trentième Parole et Vingt-cinquième Parole). Le prédicateur emploie cette langue dans ses propres phrases.

III — Éternité sans début, existence, pérennité

La matière n'est pas éternelle

Hocaefendi rappelle le cours précédent : Allah existe (l'existence), Il n'a pas de commencement (l'éternité sans début), et ce qui n'a pas de commencement n'a pas non plus de fin (la pérennité). L'incroyant attribue l'éternité à la matière et à l'énergie ; le croyant attribue l'éternité sans début et sans fin à Allah. « Que nous la Lui attribuions ou non, Allah est Éternel. » Les preuves sont là pour essuyer la poussière déposée sur l'aptitude à connaître Allah que porte notre cœur.

Il montre par trois voies que la matière n'est pas éternelle. La loi de la thermodynamique dit que les soleils perdent leur chaleur ; un jour, ils s'éteindront. Ce qui doit s'éteindre a aussi un commencement. « Mâ sabata qidamuhû imtana'a 'adamuhû » : ce dont l'éternité sans début est établie ne peut pas cesser d'être. L'Éternel, ce n'est donc pas la matière, c'est Allah ; la matière tient debout par Sa qualité de Soutien (kayyûmiyet). L'éternité sans début n'est pas le commencement d'un temps très long ; c'est un temps sans limite.

📖 Trois attributs
L'existenceAllah existe.
L'éternité sans débutIl n'a pas de commencement ; Il est éternel.
La pérennitéCe qui n'a pas de commencement n'a pas non plus de fin ; Il est perpétuel.
📖 Dans le Risale-i Nur · Éternité sans début, existence, pérennité

« Ce qui est éternel sans début est assurément perpétuel ; ce qui est Éternel est assurément Permanent » (Mektubat (Les Lettres), Vingtième Lettre, Huitième Mot) : c'est la version turque de la règle « mâ sabata qidamuhû imtana'a 'adamuhû » citée par le prédicateur. Que l'éternité sans début ne soit pas « une extrémité de la chaîne du passé », c'est ce qu'expose la Vingt-sixième Parole ; l'éternité prêtée à la matière et la qualité de Soutien (kayyûmiyet) sont traitées dans la Trentième Lueur, au chapitre du Nom Al-Qayyoum. Au même endroit, le prédicateur réfute aussi le panthéisme : « La matière n'est pas l'apparence extérieure d'Allah ; c'est là une autre forme d'association. » L'équivalent dans le Risale : « Non pas heme ost, mais heme ezost » (non pas « tout est Lui », mais « tout vient de Lui ») (Mektubat, Dix-huitième Lettre).

📖 1975 → aujourd'hui · Éternité sans début, existence, pérennité

En 1975, le prédicateur explique par la loi de la thermodynamique que les soleils s'éteindront un jour. La cosmologie actuelle donne à l'univers un âge d'environ 13,8 milliards d'années ; l'univers a donc un commencement. Le cœur de la preuve (la matière n'est pas éternelle) reste valable avec les connaissances d'aujourd'hui.

IV — Le cours du jour : la Volonté et la Science

Toute chose Le glorifie

Le cours du jour porte sur l'attribut de Volonté d'Allah ; l'attribut de Science l'accompagne au second degré. Hocaefendi rappelle le verset 35 de la sourate An-Nour, récité les semaines précédentes (traduction de Suat Yıldırım : « Allah est la lumière des cieux et de la terre... »), et demande : à la lumière de l'attribut de Volonté, comment regarder l'existence divine ?

La réponse vient de la sourate Al-Isra (traduction de Suat Yıldırım) : « Il n'est rien qui ne Le glorifie par Sa louange. Mais vous ne comprenez pas bien leur glorification. » (Sourate Al-Isra 17:44). Que veut dire glorifier ? Toute chose, dans la langue qui lui est propre, dit qu'il n'y a dans l'univers d'autre créateur qu'Allah. Quant aux mots « vous ne comprenez pas », ils visent ceux qui fuient la réflexion, ceux qui fuient le raisonnement ; celui qui entre dans la question et la pénètre par la science, lui, comprend.

📖 Trois mots
La glorificationDire qu'il n'y a d'autre créateur qu'Allah, qu'Il n'a ni égal ni associé.
« Vous ne comprenez pas »Pour ceux qui vivent sans réfléchir, sans savoir ; celui qui regarde avec la science comprend.
Volonté et ScienceTout s'est fait par la Volonté d'Allah ; la volonté requiert la science.
📖 Dans le Risale-i Nur · Le cours du jour : la Volonté et la Science

Al-Isra 17:44 apparaît dans le Risale-i Nur dans le même but : « Toute chose, dans la langue qui lui est propre, invoque son Créateur » (Sözler (Les Paroles), Trente-troisième Parole, Treizième Fenêtre). Le Yıldızname (le chant des étoiles) des Lettres fait entendre la même voix : « Notre sceau est un, notre monogramme est un, nous glorifions notre Seigneur » ; le prédicateur dit lui aussi, à 21:37, « sceau et monogramme ».

V — Méditer comme on bénit le Prophète

Une comparaison

Hocaefendi propose une comparaison à son auditoire : « Si je vous disais que le Messager d'Allah (paix et bénédictions sur lui) déclare dans un noble hadith : “Si, le vendredi, vous bénissez dix fois le Prophète, les anges vous bénissent mille fois”, c'est vous ouvrir une porte de mérites, tourner vos regards vers le noble Messager, vous stimuler dans la voie de l'agrément d'Allah. Mais si je vous disais la même chose autrement, vous devriez vous y pencher avec la même conviction. Si vous méditiez un signe d'Allah dans l'univers, si vous en tiriez un rayon de sens et le déposiez dans votre cœur comme une abeille, et si je disais qu'Allah vous inscrira mille bonnes œuvres pour cette méditation... »

Deuxième point : les connaissances que nous tirerons, rayon par rayon, de l'univers créé par Allah ont été tenues pendant de longs siècles loin de la mosquée et de la communauté, comme si elles étaient étrangères à l'esprit de la religion. « Il faut l'imputer à notre manque de culture. » Selon Hocaefendi, « tu apporteras à la mosquée les sciences et les savoirs positifs ». Et il poursuit : « Tu feras le mariage du cœur et de la tête. Depuis le jour où le cœur a répudié la tête par un triple divorce, depuis le jour où le cœur s'est séparé de la tête, les croyants rampent face contre terre. Que le croyant se redresse et se relève dépend de ce mariage du cœur et de la tête. Quand le cœur et la tête se marieront, la connaissance divine en naîtra, et le visage des croyants sourira. »

📖 Le cœur et la tête
Le cœurLa foi, la connaissance d'Allah, l'amour.
La têteLes facultés de la science ; le savoir tiré de l'univers.
Le mariageQuand ils se marient, la connaissance divine en naît ; que le croyant se redresse et se relève en dépend.
📖 Dans le Risale-i Nur · Méditer comme on bénit le Prophète

Le mariage du cœur et de la tête reprend une phrase de Bediüzzaman dans Münâzarât (Les Débats) : « La clarté de la conscience, ce sont les sciences religieuses. La lumière de l'intelligence, ce sont les sciences de la civilisation. C'est de leur union que la vérité se manifeste. » Note sur les sources : le hadith sur la bénédiction rapporté par le prédicateur (dix fois le vendredi → mille fois par les anges) n'a pas été trouvé sous cette forme dans les recueils de hadiths. Les récits les plus proches : Muslim (Salât 408) « Celui qui me bénit une fois, Allah le bénit dix fois » ; Tabarânî (Ajlûnî, Kashf al-Khafâ 1/189) « Multipliez les bénédictions sur moi le vendredi... celui qui me bénit une fois, Moi et Mes anges le bénissons dix fois » ; Ahmad ibn Hanbal « Allah et Ses anges le bénissent soixante-dix fois ». Le prédicateur a réuni ces récits dans une comparaison accessible au public ; sur le fond, elle concorde avec eux.

VI — Trois hypothèses pour l'univers

Le hasard est possible ici, pas là

L'existence de l'univers, nous la voyons à l'œil nu, au télescope, au microscope. Ou bien Allah l'a créé, ou bien les atomes se sont concertés et entendus, ou bien il est né d'une coïncidence. Hocaefendi écarte la deuxième hypothèse comme un « sophisme » et analyse la troisième : le hasard nous paraît parfois possible ; mais il est des cas où le tenir pour possible, c'est lui prêter d'un coup dix sortes d'attributs. L'ordre et l'harmonie montrent à la fois l'existence et la volonté.

« Permettez-moi d'énumérer quelques exemples où le hasard est possible, et où il est impossible. » Les exemples qui suivent forment la colonne vertébrale du sermon.

📖 Trois options
Allah l'a crééLa croyance des croyants.
Les atomes se sont entendusUn sophisme ; c'est donner une conscience à des atomes qui n'en ont pas.
La coïncidenceÀ l'analyse, on trouve une volonté en dessous.
📖 Dans le Risale-i Nur · Trois hypothèses pour l'univers

Le même trio correspond aux voies du Traité de la Nature (Tabiat Risalesi ; Lem'alar (Les Lueurs), Vingt-troisième Lueur) : face aux impossibilités « les causes le créent », « il se forme de lui-même », « la nature l'exige », la seule voie est la création par le Tout-Puissant plein de Majesté. La phrase « Rien ne se meut de soi-même » se trouve dans la Trentième Parole, Deuxième Objectif, Premier Point.

VII — La mosquée et les pupitres empilés

Plus les nombres montent, plus le hasard recule

Entrons dans une mosquée et voyons trois pupitres posés l'un sur l'autre : en bas le numéro un, au-dessus le deux, et au-dessus encore le trois. À côté, un enfant impuissant, pieds et poings liés, aveugle. Supposons que deux personnes se disputent : est-ce cet enfant qui a rangé les pupitres dans l'ordre, ou est-ce une coïncidence ? Pour trois pupitres, on peut accorder une chance. Mais plus les pupitres se multiplient, plus le hasard diminue d'autant : six pupitres, dix pupitres, cent pupitres... « Le hasard, dit-on, est inversement proportionnel à la hausse des nombres en mathématiques. Les anciens disaient “makûsen mütenâsib”. »

Et la mosquée elle-même ? Qu'un vent apporte les marbres, qu'un autre les pose l'un sur l'autre, qu'un autre encore assemble les pierres de la coupole tête contre tête, qu'un dernier coule le khorassan et lie le tout de liens de fer... Une mosquée peut-elle naître de coïncidences successives ? Hocaefendi ouvre ici une parenthèse : « Je n'appelle rien de tout cela hasard. Même l'existence d'un seul pupitre posé là, je ne l'appelle pas hasard. Car lui aussi a été posé par quelqu'un doué de volonté. »

📖 Nombre de pupitres et part du hasard
3 pupitresVous pouvez accorder une chance.
6, 10 pupitresLe hasard diminue encore un peu.
100 pupitresLe hasard n'a plus aucun droit ; dans cette situation, il ne peut plus se présenter.

VIII — La voiture et le turban

Plus les maillons s'ajoutent, plus le hasard perd ses droits

Hocaefendi prend pour exemple ce qui lui est arrivé ce jour-là : « J'ai pris moi-même ma robe, je l'ai emportée avec mon turban. Et le soir, j'ai décidé de les mettre dans un sac en plastique. Je l'ai posé à côté de moi pour l'emporter. Comme l'affaire était confiée au hasard, à mi-chemin j'ai compris que je les avais oubliés là-bas. Voilà tout le sens, toute la nature de mon prêche sans turban aujourd'hui. » Si, alors que nous marchons dans la rue, une voiture nous heurte par derrière, on peut aussi, à la rigueur, parler de hasard. Mais qu'avant ce choc une autre voiture tente de s'arrêter, que les deux voitures se percutent, qu'au même instant un météore tombe du ciel juste devant la voiture, qu'un passager qui n'a pas pu attraper cette voiture reste en arrière, que le chauffeur ait ce jour-là insulté quelqu'un avant de monter en voiture... Plus les maillons s'ajoutent, plus le hasard perd ses droits ; « même le plus obstiné admettra » que cela ne peut être attribué au hasard.

« Si un seul événement, chez un homme conscient, est laissé au hasard, voilà les failles, les brèches qui apparaissent. Et si ces événements sont plusieurs, liés entre eux, accorder une chance au hasard devient folie et crime. »

📖 La chaîne
1 maillonUne voiture vous heurte par derrière : vous pouvez parler de hasard.
3 maillonsLa collision, le météore, le passager resté en arrière : le hasard s'éloigne.
5 maillonsSi l'on y ajoute l'état du chauffeur ce jour-là, il ne reste plus de place pour le hasard.
📖 Dans le Risale-i Nur · La voiture et le turban

Dans le Risale-i Nur, le hasard est rejeté selon la même mesure : « En toute chose, si infime soit-elle, se manifeste une intention et une volonté ; le hasard, en vérité, n'existe pas » (Kastamonu Lâhikası (Appendice de Kastamonu)). L'exemple de la voiture a aussi un appui classique chez Avicenne : les hommes n'appellent pas hasard ce qui arrive toujours ou le plus souvent.

IX — L'imprimerie et le calcul des probabilités

Un demi-million de caractères, un poème

Imaginons une imprimerie : un demi-million de caractères de fer. Les typographes prennent les caractères, les composent ; des livres s'impriment. Qu'un vent entre maintenant dans cette imprimerie et renverse les caractères. Des caractères renversés par le vent, un mot peut sortir : c'est une possibilité. Dix mots, dix phrases ? « C'est encore possible. Ce n'est pas une impossibilité évidente. » Mais : « Un troisième vient vous dire : ce demi-million de caractères s'est renversé. Sans qu'un seul caractère ne se perde, tous ont formé, avec des mots, un poème en vers mesurés. Un poème tel que les poèmes de Labid, d'Imru' al-Qays, suspendus au mur de la Kaaba, paraissent bien ternes à côté... Quand il dit cela, vous direz : même si, par équité, j'ai accordé une chance aux précédents, celui-ci, je ne l'accepte pas, car ce serait accepter tous les sophismes ; et vous le rejetterez. »

Hocaefendi explique aussi le calcul des probabilités : bâtir avec dix chiffres, les ranger dans l'ordre par hasard, c'est une chance sur dix milliards. Avec vingt-deux pierres, une chance sur mille milliards de fois mille milliards. La chaire, le coussin, le turban, l'homme : chacun exige une volonté à part. « Attribuer tout cela au hasard, c'est se heurter aux sciences positives. »

📖 Quatre degrés
Un motLe vent peut le faire ; on accorde une chance.
Dix phrasesC'est encore possible ; ce n'est pas une impossibilité évidente.
Un poèmeInacceptable ; ce serait accepter tous les sophismes.
22 pierresUne chance sur mille milliards de fois mille milliards.
📖 Dans le Risale-i Nur · L'imprimerie et le calcul des probabilités

Le Traité de la Nature contient le même exemple : « dans une imprimerie, il y a autant de caractères de fer que de lettres, puis ces lettres prennent existence » ; dans l'exemple de la pharmacie, il explique que les remèdes ne peuvent se composer d'eux-mêmes par « le renversement des flacons sous le choc d'un temps d'orage » (Lem'alar (Les Lueurs), Vingt-troisième Lueur). La Dixième Parole dit aussi : qu'un écrit « dont chaque lettre renferme un poème bien ordonné soit sans écrivain, c'est au plus haut point impossible ». Le poème de Labid suspendu au mur de la Kaaba est évoqué dans la Vingt-cinquième Parole.

X — Cellule, protéine, atome

Quarante mille atomes dans une protéine

Cellule (hücre) veut dire chambre en arabe ; c'est la plus petite partie de l'homme. La structure de base de la cellule est la protéine ; six ou sept éléments bâtissent nos petites chambres et forment des chaînes de protéines. « Allah (Exalté soit-Il) a formé ces cellules de chaînes de protéines enfilées comme les grains d'un chapelet. » Le chiffre donné par Hocaefendi en 1975 : une seule molécule de protéine compte quarante mille atomes ; et les atomes sont si petits que dix millions d'entre eux, côte à côte, font un millimètre.

Ces quarante mille atomes vont se réunir, s'entendre, prendre une position telle qu'ils deviendront une petite partie de ton corps, une molécule de protéine. La réponse à la question « Qu'est-ce que cela veut dire ? » se trouve dans l'exemple suivant.

📖 Du plus petit au plus grand
L'atomeDix millions côte à côte font un millimètre.
La protéineQuarante mille atomes ; enfilés comme des grains de chapelet.
La celluleLa chambre de l'homme ; tissée de chaînes de protéines.
L'hommeLa réunion de ces chambres.
📖 1975 → aujourd'hui · Cellule, protéine, atome

Le chiffre du prédicateur, « quarante mille atomes dans une protéine », provient d'un article de 1958 (Frank Allen, The Evidence of God in an Expanding Universe). Selon les mesures actuelles, une protéine moyenne contient de 7 000 à 9 000 atomes ; les grandes protéines en comptent des dizaines de milliers. Sur un millimètre, on peut aligner de 2 à 10 millions d'atomes. La leçon de l'exemple (l'accord de quarante mille éléments) reste valable avec les connaissances d'aujourd'hui.

XI — L'armée de quarante mille hommes

Si une armée consciente en est là, que dire d'atomes sans conscience ?

Imaginez une armée de quarante mille hommes ; elle a un commandant qui donne un ordre : chacun revêtira l'habit qui me plaît, s'armera ainsi, prendra sa place dans sa section, dans son bataillon. Mais les ordres sont un peu confus. Quand les quarante mille hommes se réunissent, vous verrez : l'un porte un bandeau vert sur la tête, l'autre un rouge, un bariolage de toutes les couleurs ; l'un a glissé à sa ceinture le couteau à pain de la maison, l'autre est venu avec un Mauser. Une armée pêle-mêle, hétéroclite. Pourquoi ? Personne ne sait rien de personne.

Si, pour des hommes conscients, former une armée de quarante mille hommes est une telle énigme, comment admettre que quarante mille atomes sans conscience se réunissent pour former une molécule de protéine ? « ... c'est si éloigné de la raison que celui qui n'admet pas le rassemblement parfait de l'armée ne doit pas admettre que quarante mille atomes se réunissent pour former une telle protéine. »

📖 Deux colonnes
40 000 soldatsConscients ; et pourtant, sans commandant, ils ne peuvent se rassembler.
40 000 atomesSans conscience ; et pourtant, ils bâtissent une protéine.
ConclusionCe n'est pas l'atome qui le fait, c'est Celui qui murmure à l'oreille de l'atome.
📖 Dans le Risale-i Nur · L'armée de quarante mille hommes

La comparaison du soldat se trouve dans le Deuxième Objectif de la Trentième Parole : « de même qu'un soldat a, dans son escouade, sa compagnie, son bataillon, son régiment, sa division, un lien propre à chacun et, selon ce lien, une tâche propre... », la particule connaît elle aussi sa tâche dans chaque cercle. Le désordre d'un bataillon resté sans chef est décrit dans la Trentième Lueur (le Nom Al-Fard) et dans la Vingtième Lettre ; que les particules soient « comme les soldats d'une armée obéissante », c'est ce qu'expose la Trentième Lueur.

XII — La probabilité d'une protéine

Une chance sur dix puissance cent soixante

« De ce point de vue, le célèbre mathématicien suisse Charles dit : qu'une seule protéine, attention, comme nous le voulons, cette seule protéine, pas la chaîne, se forme, c'est-à-dire que ces quarante mille atomes deviennent une soupe, un mets dans la cellule, selon le calcul des probabilités, c'est dix puissance cent soixante... une seule chance parmi un nombre de probabilités tel que celui-là. Dix puissance cent soixante, illisible. Faites des zéros des grains de sable de la terre, mettez un chiffre devant : ce sera petit à côté de ce nombre. » Lecomte du Noüy poursuit : « L'homme n'est pas fait d'une seule protéine. Des masses de protéines se réunissent comme des grains de chapelet » et bâtissent la cellule. Pour qu'une chaîne de protéines se forme : une chance sur dix puissance deux cent quarante-trois.

Selon Hocaefendi, c'est ainsi qu'il faut comprendre la question quand on dit hasard, coïncidence. L'homme n'est pas non plus une seule chaîne de protéines ; si l'on considère les autres éléments de la cellule, son ARN, son ADN, son cytoplasme, l'affaire se complique encore.

📖 Deux nombres
Une seule protéine1 / 10^160 (calcul de Guye, cité par le prédicateur).
Une chaîne de protéines1 / 10^243 (Lecomte du Noüy, cité par le prédicateur).
La leçonAttribuer cela au hasard, c'est contredire les propres chiffres de la science.
📖 Dans le Risale-i Nur · La probabilité d'une protéine

Ces nombres ne figurent pas dans le Risale-i Nur ; mais le même jugement s'y trouve : que les particules se réunissent « d'elles-mêmes » est « mille fois impossible », et il faudrait donner à chaque particule « autant d'attributs de perfection que l'Artisan de l'univers en possède » (Trentième Parole, Deuxième Objectif, Troisième Point).

📖 1975 → aujourd'hui · La probabilité d'une protéine

Le calcul rapporté par Hocaefendi revient à Charles-Eugène Guye (1866-1942, physicien genevois) ; dans l'article de Frank Allen de 1958, il est appelé « mathématicien suisse », et les chiffres de 40 000 atomes et de 10^160 en proviennent. Le même passage figure dans le livre de Gülen lui-même (Yaratılış Gerçeği ve Evrim). Aujourd'hui, la biochimie n'utilise plus le modèle d'un assemblage aléatoire en une seule étape ; les estimations pour un repliement de protéine fonctionnel se calculent par d'autres méthodes (par ex. une chance sur 10^77). Quel que soit le modèle de calcul, la probabilité reste d'une petitesse inconcevable ; le fond de la leçon tient toujours. Le nombre 10^243 de Lecomte du Noüy, dans Human Destiny (1947), repose sur le calcul de Guye.

XIII — La particule indique Allah de deux manières

Une particule, mille travaux

« Les anciens disaient “zerre” ; zerre en arabe veut dire atome. » La particule indique l'Être Nécessaire de deux manières. Premièrement : l'atome, bien que sans conscience, accomplit aisément les lourdes tâches qui lui sont confiées ; que quarante mille d'entre eux s'entendent et bâtissent une molécule de protéine, cela ne peut être attribué à la force, à la puissance, à la science, au pouvoir de la particule. Deuxièmement : chaque particule est en relation avec tous les événements de l'univers. Si une particule de l'air doit transmettre l'image de la télévision, elle s'entendra avec d'autres particules ; elle portera le son de la radio ; elle partira avec pour mission d'entrer dans la fleur ; elle sera un maillon qui transmet votre voix. Une particule « fera cent travaux à la fois ».

Or, dans la particule, nous ne concevons ni force, ni puissance, ni science. « Donner ces œuvres à la particule, c'est lui donner les attributs d'Allah. Lâ yashghaluhû sha'nun 'an sha'nin » (aucune affaire ne Le détourne d'une autre). Ainsi la particule indique Allah de deux manières, et toute chose Le glorifie ; « mais comme vous ignorez les questions que je viens d'exposer, vous ne savez pas comment la particule glorifie Allah ».

📖 Deux manières
Première manièreLa particule sans conscience accomplit de lourdes tâches ; cela ne peut venir de sa propre force.
Deuxième manièreUne particule est engagée dans cent travaux à la fois ; cela montre quelqu'un qui sait tout et qui veut.
📖 Dans le Risale-i Nur · La particule indique Allah de deux manières

Cette partie du sermon suit d'un bout à l'autre Sözler (Les Paroles), Trentième Parole, Deuxième Objectif. Au Deuxième Point : « En chaque particule, il y a deux témoins véridiques de l'existence et de l'unicité de l'Être Nécessaire. Oui, de même que la particule, malgré son impuissance et son inertie, témoigne de façon certaine de l'existence de l'Être Nécessaire en accomplissant comme avec conscience de grandes tâches et en portant de lourdes charges, de même, en accordant ses mouvements aux ordres généraux... elle témoigne de l'unicité de l'Être Nécessaire. » Que la particule de l'air fasse à la fois le travail du téléphone, du télégraphe et de la radio, c'est ce qu'expose le Point subtil « Huwa », en appendice de la Treizième Parole ; « une chose n'en empêche pas une autre » se trouve dans la Vingtième Lettre.

📖 1975 → aujourd'hui · La particule indique Allah de deux manières

Le prédicateur reprend ici des chiffres de 1975 comme « dix millions d'atomes font un millimètre » et « quarante mille atomes » ; les valeurs actuelles figurent dans la note de la section X. La description d'une particule remplissant plusieurs tâches à la fois (l'air qui porte le son, la lumière et l'odeur) concorde aussi avec la physique d'aujourd'hui.

XIV — L'aveugle : l'usine et la cabane

« Il y a quelqu'un qui emploie cet aveugle ici »

Dans l'exemple exposé plus tôt, on pourrait peut-être accorder une chance à ce qu'un aveugle empile les pupitres. Mais dans l'univers, la question est embrouillée : « Quand nous en venons aux questions générales de l'univers, sans attribuer à Allah même un seul événement, il n'y a aucune possibilité ni probabilité de l'expliquer. » Hocaefendi montre un homme aveugle et infirme travaillant dans les usines de Ford ; puis il dit que l'atome est encore plus aveugle, plus infirme que lui : un amas de pierre, de terre, de fer. Pourtant l'atome accomplit ces œuvres conscientes ; il y a donc « quelqu'un qui souffle à l'oreille de la particule, par Sa loi, par Son ordre. C'est Allah, Exalté soit-Il. Ainsi la particule, par son mouvement de derviche tourneur, récite ce qu'Allah lui a soufflé. »

Puis vient l'exemple de la cabane : « Un homme aveugle, maladroit, infirme est assis dans sa petite cabane. Dans cette cabane on jette un morceau de pierre, un morceau d'os, un morceau de coton. Puis vous voyez sortir de l'autre côté de la cabane du sucre, des joyaux, des percales, des étoffes. Vous reste-t-il un doute que ce n'est pas cet homme qui fait cela ? ... Vous direz plutôt : il y a quelqu'un qui emploie cet aveugle ici. » Hocaefendi rapporte ici, en substance, les paroles de Bediüzzaman : « La foule d'événements conscients qui se déroulent en toi, ces événements qui surviennent avec conscience, n'étant pas eux-mêmes conscients, montrent que derrière eux il y a un Être conscient dont ils sont l'art. »

📖 La cabane
Ce qui entrePierre, os, coton.
Ce qui sortSucre, joyaux, percale, étoffes.
Le verdictIl y a quelqu'un qui sait ces choses, qui les veut, qui en dispose : c'est Allah.
📖 Dans le Risale-i Nur · L'aveugle : l'usine et la cabane

L'exemple de la cabane est de Bediüzzaman : « Ou encore : voici un homme aveugle, impuissant, incapable de se lever, assis dans une petite cabane toute simple. Or on donne à cette petite cabane des matières comme une pierre grosse comme un dirham, de l'os et du coton. Et si de cette cabane sortaient du sucre par quintaux, du drap par pièces entières, des joyaux par milliers..., quiconque a un atome de raison ne dirait-il pas : “Cet homme n'est qu'un levier, ou un pauvre portier, de la fabrique d'un être aux prodiges extraordinaires, d'où proviennent ces prodiges” ? » L'aveugle qui travaille dans les usines d'Europe et « les particules qui, comme un derviche tourneur, invoquent Allah et entrent dans la ronde » se trouvent au même endroit (Sözler (Les Paroles), Trentième Parole, Deuxième Objectif, Premier Point).

XV — Mêmes atomes, moules différents

La balance

Des atomes entrent par notre bouche : miettes de pain, pierre, fer, cuivre, chaux. Arrivés dans les cellules, ils prennent la position qui leur convient et deviennent des choses utiles. « Dans l'univers, le Très-Haut fait tout des mêmes atomes » : tous les atomes qui existent, de l'hydrogène à l'uranium, servent à faire l'univers ; « pourtant, attention. Chaque chose a une forme différente, une nature différente, une constitution différente. Chaque chose exige un moule à part. »

Hocaefendi récite la sourate Ar-Rahman ; dans la traduction de Suat Yıldırım : « C'est Lui qui éleva le ciel en harmonie et établit la balance, pour que vous en tiriez leçon sans excéder la mesure. Pesez donc avec équité, ne faussez pas la balance, l'équilibre ! » (Sourate Ar-Rahman 55:7-9). Selon les mots du prédicateur : « Allah a mis une balance au ciel et à la terre. Il vous fait marcher, circuler dans l'univers qu'Il a bâti sous cette balance. » Le calcul délicat des protéines en dépend aussi : ce qui est utile selon une mesure est nuisible selon une autre ; du sodium et du chlore naît le sel, une autre combinaison peut être un poison. « Face à Allah qui fait tout avec mesure, de grâce, ne vous conduisez pas en désordre, n'agissez pas sans règle. »

📖 La balance
Dans le cielOrbites, soleils, systèmes avancent avec mesure.
Dans la celluleUn milliardième de trop ou de moins empoisonne.
Dans l'hommeN'excédez pas la mesure, pesez avec équité.
📖 Dans le Risale-i Nur · Mêmes atomes, moules différents

La place de la question de la balance dans le Risale est le Deuxième Point subtil de la Trentième Lueur (le Nom Al-Adl) : l'insistance sur « quatre fois la balance » avec Ar-Rahman 55:7 ; les « équilibres fins et délicats » dans la cellule ; l'avertissement « Ô homme prodigue, sans économie... ô homme sans balance ! ». Que les mêmes atomes entrent dans des moules différents est exprimé dans le Traité de la Nature par les formules « les graines... leur matière est une » et « l'origine et l'atelier ».

XVI — L'équilibre terrestre

Croûte terrestre, soleil, oxygène, axe, Lune

Hocaefendi les énumère l'un après l'autre : si la croûte du globe avait été plus épaisse de quelques pieds, elle aurait absorbé l'oxygène, et il n'y aurait pas eu de vie. Le soleil se trouve tantôt à 149,5-150 millions, tantôt à 135 millions de kilomètres ; que la distance diminue ou augmente un peu, et il n'y aurait plus de vie sur terre ; qu'il se rapproche de vingt mille milles, nous brûlerions, qu'il s'éloigne d'autant, nous gèlerions. Vingt et un pour cent de l'air est de l'oxygène ; s'il y en avait cinquante pour cent, chaque étincelle deviendrait un incendie. L'axe de la Terre est incliné de vingt-trois degrés et demi ; s'il était droit, les nuages s'amasseraient aux pôles, et la pluie ne tomberait qu'au nord et au sud.

Si l'atmosphère avait été un peu moins profonde, les météores frapperaient la Terre comme ils frappent la Lune ; un peu plus dense, les rayons bienfaisants du soleil ne parviendraient pas. Allah, qui fait marcher le soleil sur une course, fait aussi marcher la Terre ; un petit écart de l'orbite projetterait tout dans l'espace. C'est Allah qui fait faire à la Lune, là-haut, office de calendrier. C'est Lui qui a préparé la terre comme une table ; si la Terre tournait comme Mercure, une face toujours vers le soleil, l'autre côté brûlerait vif, et ce côté-ci gèlerait peut-être. « Celui qui fait tourner le globe sous sa forme actuelle, qui en fait une table de bienfaits, qui l'orne chaque printemps de bienfaits variés, qui l'offre à l'usage des hommes, c'est Allah ; cela non plus ne peut être attribué au hasard. »

📖 Des conditions liées entre elles
La croûteUn peu plus épaisse, elle absorberait l'oxygène.
Le soleilQue la distance diminue, nous brûlons ; qu'elle augmente, nous gelons.
L'oxygèneVingt et un pour cent ; à cinquante pour cent, l'incendie.
Axe, atmosphère, LuneInclinaison, densité et orbite ; tout avec mesure.
📖 Dans le Risale-i Nur · L'équilibre terrestre

L'équilibre du soleil et des planètes, « si sa vitesse avait été un peu augmentée ou diminuée, il aurait dispersé ses habitants dans l'espace », et l'empoisonnement de l'air sont traités dans la Trentième Lueur, au chapitre du Nom Al-Adl. L'expression « Il fait faire à la Lune office de calendrier » figure mot pour mot dans la Troisième Lettre. Que la terre soit une « table de bienfaits » et qu'elle soit parée à chaque printemps se trouve dans la Dixième Parole ; la table dressée en l'honneur de l'homme, dans la Vingtième Parole.

XVII — Deux cours, une conclusion

Sans la volonté d'Allah, rien de tout cela ne serait

« Au cours précédent, par la mesure, le critère de la création de la matière, nous avons exposé, expliqué l'éternité, la pérennité et l'existence d'Allah. Dans ce cours, nous avons expliqué la science d'Allah, Sa volonté, et par un aspect, encore une fois, l'existence du Très-Haut. Oui, sans la volonté d'Allah, rien de tout cela ne serait. C'est la science qui le dit. » Tout ce qui contredit ce que dit la science doit être rejeté.

Nous rencontrerons des personnes spécialisées dans ces questions ; n'ayons aucune hésitation : « Ce sont leurs paroles, mais dont elles n'ont pas tiré la conclusion. Nous, de ce qu'elles disent, de ce qu'elles nous expliquent, nous tirons la conclusion. Nous disons : “Vous rapportez bien ces choses, mais on ne peut les attribuer aux coïncidences, aux hasards. Elles sont par la grâce et la volonté d'Allah.” » Le sermon se clôt sur une invocation : qu'Allah réforme, guide et dirige les générations trompées, égarées ; qu'Il nous accorde la compréhension, et à ceux qui les égarent, l'équité et le discernement. « La vérité est très grande, très immense. Allah Se décrit clairement, ouvertement. Rien n'est caché. Tout est caché par l'intensité de sa manifestation ; mais les aveugles ne le voient pas. »

📖 Les exemples du sermon
Mosquée et pupitresPlus les nombres montent, plus le hasard recule.
Voiture et météorePlus les maillons s'ajoutent, plus le hasard perd ses droits.
Imprimerie et poèmeUn poème né d'un demi-million de caractères : impossible.
Armée et protéineSi quarante mille hommes conscients ne peuvent se rassembler, comment quarante mille atomes sans conscience s'entendraient-ils ?
Particule et cabaneL'œuvre consciente de ce qui n'a pas de conscience montre derrière elle un Être conscient.
Balance et équilibreCroûte, soleil, oxygène, axe, Lune : tout avec mesure.
📖 Dans le Risale-i Nur · Deux cours, une conclusion

« Caché par l'intensité de sa manifestation » est une expression du Risale-i Nur : « Ô Toi qui T'es caché par l'intensité de Ta manifestation... » (Şuâlar (Les Rayons), Troisième Rayon, Münâcât (L'Oraison)) et, dans Muhâkemât (Les Raisonnements) : « il est des choses qui, par l'intensité de leur manifestation, en viennent à ne plus être vues : comme le disque du soleil. » La parole du prédicateur, « les aveugles ne le voient pas », prolonge ce même passage.

📖 1975 → aujourd'hui · Deux cours, une conclusion

Tous les chiffres de 1975 cités dans le sermon ont été laissés dans la vidéo tels que le prédicateur les a dits ; les valeurs actuelles sont données dans le bandeau bleu en bas de l'écran. Le principe est le suivant : le chiffre a été dit avec les connaissances de son époque et pour aider le public à se représenter les choses ; l'essentiel est que le fond de la question ne soit pas altéré.

XVIII — La fabrication de la vidéo

L'audio est original, les visuels sont codés

L'audio est l'enregistrement original du sermon du 28 février 1975 (Çınar Media) ; il n'a pas été modifié. Les invocations d'ouverture en arabe, au début de l'enregistrement, n'ont pas été reprises dans la vidéo ; le sermon commence par la basmala et Al-Baqara 2:21-22. Les récitations arabes apparaissent à l'écran en caractères arabes, et dans les sous-titres d'après la traduction de Suat Yıldırım.

Les visuels sont des diapositives animées dessinées en code avec l'intelligence artificielle (Anthropic Claude) : l'atome qui tourne, le soleil et la Terre sur une orbite elliptique, la pierre qui entre dans la cabane et les joyaux qui en sortent, l'armée de quarante mille hommes... Les bandeaux dorés en bas de l'écran montrent le passage correspondant du Risale-i Nur au moment même où le prédicateur prononce la phrase ; les bandeaux bleus donnent la valeur actuelle des chiffres de 1975. Ce ne sont pas les paroles du prédicateur, mais des notes de sources. Les sous-titres existent en sept langues.

📖 Dans la vidéo
Bandeau doréLa correspondance dans le Risale-i Nur (Bediüzzaman Said Nursî) ; à 70 endroits.
Bandeau bleu1975 → aujourd'hui : la valeur actuelle des chiffres ; à 13 endroits.
📖 Dans le Risale-i Nur · La fabrication de la vidéo

La comparaison du sermon avec le Risale-i Nur a donné 102 correspondances : 8 citations mot pour mot, 65 reprises par le sens, 29 idées parallèles. Principaux passages : Sözler (Les Paroles), Trentième Parole (Deuxième Objectif : particule, aveugle, cabane) ; Lem'alar (Les Lueurs), Trentième Lueur (le Nom Al-Adl : la balance ; le Nom Al-Qayyoum) ; Vingt-troisième Lueur (Traité de la Nature) ; İşârâtü'l-İ'câz (Al-Baqara 2:21-22) ; Münâzarât (le cœur et la tête) ; Şuâlar, Münâcât (l'intensité de la manifestation).

Notions

📖 Les notions présentes dans le sermon

Kıdem : N'avoir pas de commencement ; l'éternité sans début.

Beka : N'avoir pas de fin ; la pérennité, l'éternité sans fin.

Kayyûmiyet : La qualité de Soutien d'Allah, qui maintient toute chose dans l'existence à chaque instant.

Vâcibü'l-Vücud : L'Être Nécessaire, Celui dont l'existence est nécessaire ; Allah.

Zerre : Dans la langue des anciens, l'atome ; la particule, la plus petite partie.

Vech : Manière, aspect, direction.

Mîzan : Mesure, balance, équilibre (Ar-Rahman 55:7).

Makûsen mütenasip : Inversement proportionnel.

Muhal : Ce dont l'existence est impossible.

Tesbih : Déclarer Allah exempt de toute imperfection ; la glorification, par laquelle toute chose L'invoque dans sa propre langue.

Sources

📖 Les sources du sermon

Enregistrement audio : Çınar Media (YouTube)

Versets : Al-Baqara 2:21-22 · An-Nour 24:35 · Al-Isra 17:44 · Ar-Rahman 55:7-13

Risale-i Nur : Sözler (Les Paroles : Trentième, Vingt-cinquième Parole, appendice de la Treizième Parole, Dixième Parole) · Lem'alar (Les Lueurs : Trentième, Vingt-troisième Lueur) · Mektubat (Les Lettres : Troisième, Dix-huitième, Vingtième Lettre) · İşârâtü'l-İ'câz (Les Signes de l'inimitabilité) · Münâzarât (Les Débats) · Şuâlar (Les Rayons : Münâcât) · Muhâkemât (Les Raisonnements) · Kastamonu Lâhikası (Appendice de Kastamonu)

Références scientifiques : Charles-Eugène Guye (cité par Frank Allen, The Evidence of God in an Expanding Universe, 1958) · Pierre Lecomte du Noüy, Human Destiny (1947) · M. F. Gülen, Yaratılış Gerçeği ve Evrim

Les visuels ont été dessinés en code avec l'aide de l'intelligence artificielle ; l'audio est l'enregistrement original du sermon, et non une voix synthétique. Les invocations d'ouverture en arabe, au début de l'enregistrement, n'ont pas été reprises dans la vidéo ; le sens des récitations arabes est donné d'après la traduction de Suat Yıldırım. Les notes Risale-i Nur et 1975 → aujourd'hui ne sont pas les paroles du prédicateur.
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